Les Techniques Dessin tableaux toiles, peintures

Dessin

Aigle-dessin
Dessin tableaux toiles, peintures  techniques
  •  Représentation graphique d’une forme sur une surface à l’aide de matériaux divers, à l’exclusion de la couleur .Les techniques du dessin sont très nombreuses et variées; la plus ancienne est le charbon de bois, utilisée dès la préhistoire. Le charbon, devenu le fusain que nous connaissons, a l’avantage d’être très bon marché et d’une utilisation extrêmement souple; on peut, en effet, tailler la pointe du bâtonnet pour un trait  fin  ou l’utiliser sur le côté pour des noirs plus profonds; on peut moduler les gris et estomper le trait; il s’efface facilement, c’est pourquoi il a souvent servi pour des préparations; pour se conserver, le fusain doit être fixé. La pointe d’argent est employée sur des papiers de couleur, préparés et polis à la poudre d’os; elle s’use peu, permet un travail très précis et délicat, mais le trait est toujours un peu; les ombres ne peuvent être obtenues qu’à l’aide de hachures parallèles ou croisées; on remédie souvent à la froideur du procédé par des rehauts gouachés de blanc, exécutés avec un pinceau très fin.
  • La pointe d’argent a l’avantage et l’inconvénient de ne pouvoir s’effacer. La mine de plomb en pierre noire fut d’abord coulée dans de petits tubes de cuivre; elle permettait un trait gras, mais toujours gris, qui pouvait s’estomper aisément pour obtenir des ombres veloutées. Au tout début du XV s, Cennini donne une recette de crayon, fait de plomb et d’étain, assez tendre mais encore gris. Vers 1600, le plomb est remplacé par du graphite découvert dans le Cumberland. Puis Conté, en 1790, fabrique des mines faites d’argile et de graphite en des proportions variables pour des crayons durs ou tendres. Malgré ce progrès, le crayon, s’il permet une ligne souple et continue, est un procédé par lequel on ne peut obtenir de contrastes violents, il est donc utilisé surtout par les artistes classiques pour qui prime la ligne.
  • La sanguine (bâtonnet de terre rougie par l’oxyde de fer) permet, par sa couleur, des effets plus picturaux; tendre, elle peut s’estomper, et les artistes ont depuis très longtemps apprécié son aptitude a traduire le modelé; on doit l’employer sur un papier légèrement grenu, car, comme la craie blanche qui est souvent utilisée conjointement, elle ne prend pas sur du papier glacé ou lisse. En revanche, l’encre s’applique sur n’importe quel support (tissu, papier absorbant ou lisse), selon les effets voulus. L’invention de l’écriture et du dessin à l’encre est très ancienne. Les encres sont variées : la plus utilisée, l’encre de Chine, était faite de noir de fumée additionné d’eau gommée; on essaya encore la noix de galle, mais elle vieillit mal, le noir tournant au brun clair. Au XVIII‘ s., on utilisa l’encre de seiche, la sépia. Les encres actuelles sont fabriquées le plus souvent avec des vernis synthétiques et des colorants chimiques. Pour appliquer ces encres, deux procédés sont possibles : la plume ou le pinceau.
  • Le principe est le même, puisqu’il s’agit de disposer  d’une extrémité effilée  avec laquelle dessiner et d’une réserve d’encre qui  l’alimente. Historiquement, le roseau taillé a précédé  la plume d’oiseau (aigle); il donne un trait puissant, contient une bonne réserve d’encre et permet de grands effets d’aplats; mais il s’émousse très vite à notre époque; le marqueur à pointe de feutre le remplace assez bien, mais le roseau est encore utilisé par de nombreux artistes .
  • La plume d’acier, inventée au XIX  s., permet une finesse de trait bien supérieure encore à la plume d’oiseau,( aigle tableau ) mais ces deux sortes de plumes ont l’inconvénient de ne s’employer que dans un sens. Le pinceau chargé d’encre est, lui, d’une souplesse totale, permettant un trait continu, exécuté sans lever la main. Les peuples orientaux ont su donner au procédé (qui leur sert aussi pour l’écriture, tableau, posters) une subtilité et une légèreté incomparables. L’encre peut être diluée et utilisée en lavis. A vrai dire, les techniques du dessin  peuvent s’étendre à l’infini, car chaque artiste (peintre, peintures, vente) adapte, mélange, invente. Mais, si variés soient-ils, les moyens d’expression restent limités au noir et au blanc. Pourtant, de ces limites mêmes le dessin  tire sa grandeur; dépouillé au maximum de la matière, il est le plus intellectuel des arts plastiques, l’écriture la plus directe de l’esprit.

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