Peinture Les techniques

Techniques de la peinture

peysage hivere peinture
Peinture
Image exécutée sur une surface plane à l’aide de couleurs. Les techniques de la peinture sont nombreuses, et chaque artiste les aménage à son gré.

De nos jours, on se sert de couleurs en tube toutes préparées, mais les peintres du passé devaient extraire les couleurs, les broyer, les mélanger à un véhicule, permettant de les appliquer.


Ce véhicule a beaucoup varié. La graisse, la résine, les sucs végétaux servaient de fixatifs pour les terres : les ocres et le noir de fumée, employés dés la préhistoire, appliquées au pinceau ou soufflées à l’aide d’un pipeau; ces couleurs étaient préparées dans de petites coupelles en terre que l’on a retrouvées au pied même des œuvres.

La couleur, de l’Antiquité au xv  s.,a été utilisée selon trois procédés de base. Le premier, la peinture a tempera, emploie, sur un enduit sec, un mélange de pigments colorés, d’eau et de colle. Les couleurs sont appliquées en aplats cernés d’un trait plus sombre pour affirmer le dessin : c’est ainsi que furent peintes la plupart des tombes égyptiennes ainsi que les palais crétois. Ce procédé deviendra plus complexe au Moyen Age avec l’emploi du jaune ou du blanc d’œuf qui permettra une certaine transparence des couleurs.


Cette peinture a tempera pouvait s’appliquer aussi bien sur un mur, un panneau de bois préparé ou sur un parchemin.En outre, l’huile, bien avant l’invention de la peinture à l’huile, pouvait, en émulsion avec de l’œuf, servir de véhicule à la couleur; certaines décorations du Moyen Age, considérées à tort comme des fresques, ont été en réalité exécutées avec cette recette.

Le deuxième procédé est dit à fresque les couleurs étant posées sur un enduit frais. Le troisième procédé, dit  à la cire, remonte à la plus haute antiquité. La couleur entre avec en composition avec des résines, des huiles, et aussi de la cire travaillée à chaud; un réchauffement de toute la surface est ensuite effectué pour fondre les couleurs entre elles et en assurer la solidité.

Le travail de la couleur va, au xv  s., être transformé par l’usage de plus en plus répandu de la peinture à l’huile. Les frères Van Eyck, en Flandre, passent pour en être les inventeurs, mais ils n’ont fait qu’en améliorer l’emploi, puisque, nous l'avons vu, l’huile entrait depuis longtemps dans la composition des émulsions colorées.


On n’est d’ailleurs pas d’accord sur la technique des Van Eyck : les uns y voient une avec couches de vernis interposées entre les couleurs; d’autres parlent d’un mélange huile-résine étendu d’essence de térébenthine. L’essence, d’origine organique (térébenthine) ou minérale (pétrole), joue un rôle très important dans la technique actuelle de l’huile.

Elle est un diluant idéal qui ne laisse que peu de traces en séchant (comme l’est l’eau pour la peinture a tempera ; elle allège parfaitement les matières lourdes (couleurs et huile) difficiles à manier. On peut peindre à l’huile sur n’importe quel support (bois, carton, toile, tableau en plâtre, bas relief  etc.), du moment qu’il est préparé avec un enduit.

Articles similaires :

.